Un tableau de bord affiche 110 km/h, mais le panneau sur l’autoroute indique 130. Pour les conducteurs de vans ou de caravanes, ce décalage n’a rien d’un détail : c’est le code de la route qui dicte le tempo, et il ne laisse aucune place à l’improvisation. Sur le bitume, la réglementation s’impose, point final.
Ce que dit la loi sur la vitesse des vans et caravanes en France
Sur les kilomètres d’autoroute, la vitesse autorisée pour un véhicule tractant une caravane, un van ou une remorque ne relève pas du hasard, mais du poids total autorisé en charge (PTAC). En France, un ensemble qui ne dépasse pas 3,5 t peut viser les 130 km/h, si la signalisation ne l’abaisse pas localement. Mais franchissez les 3,5 tonnes, et c’est terminé : 90 km/h sur route, 110 km/h sur autoroute. Pas plus, pas moins.
Le van ou la caravane homologués en VASP suivent ces seuils, tant que le poids reste dans les clous. Avec un simple permis B, le poids cumulé voiture et remorque ne doit jamais excéder 3,5 t. Dès que ça grimpe, direction la formation B96, voire le permis BE si le PTAC s’envole encore plus.
Pour y voir clair, voici le panorama des permis adaptés selon le poids :
- Permis B : jusqu’à 3,5 t (voiture + remorque ou van)
- Permis B96 : ensemble jusqu’à 4,25 t
- Permis BE : au-delà, avec conditions bien précises
Ces règles n’excluent ni les trajets de camping ni le transport d’animaux. Que ce soit une caravane, un van à chevaux ou un utilitaire, inutile de tenter l’improvisation. Intempéries, pollution ou restrictions locales : à la moindre alerte, la vitesse tombe d’un cran.
S’aventurer au-delà, c’est s’exposer : retrait de points, amende immédiate, voire immobilisation du véhicule. Et plus encore, respecter les limitations, c’est assurer la tenue de route du convoi et la sérénité des passagers.
Quelles limitations sur autoroute selon le type de véhicule ?
Les règles varient selon le type d’ensemble qui s’élance. Avec une voiture seule, la limite standard est de 130 km/h (110 km/h en cas de pluie). Ajoutez une remorque, une caravane ou un van, et la donne change.
Dès qu’on dépasse les 3,5 t de PTAC, la vitesse descend à 90 km/h sur autoroute. En dessous de ce seuil, l’ensemble conserve le droit de filer à 130 km/h sous réserve de respecter la signalisation. Du côté des camping-cars, la règle suit : 130 km/h en dessous de 3,5 t, et 110 km/h au-delà. Les utilitaires sont logés à la même enseigne, peu importe qu’ils transportent des passagers ou du matériel.
Dès qu’un van aménagé ou un modèle VASP tracte une charge, l’allure doit être adaptée. Même traitement pour un van à chevaux ou toute remorque spécialisée : priorité à la stabilité et au comportement sur route.
| Type de véhicule | PTAC < 3,5 t | PTAC > 3,5 t |
|---|---|---|
| Voiture seule | 130 km/h | – |
| Voiture + remorque/van | 130 km/h | 90 km/h |
| Camping-car | 130 km/h | 110 km/h |
Tout cela sous réserve de respecter l’homologation du véhicule et la signalisation sur le trajet.
Si vous prévoyez de passer la frontière, prudence : chaque pays a son propre barème. L’Allemagne, malgré ses tronçons libres pour les voitures, impose des limites aux convois. En Espagne, au Portugal ou en Italie, la plage oscille souvent entre 80 et 90 km/h pour un ensemble lourd. Avant de prendre la route à l’étranger, informez-vous sur la législation nationale pour rouler l’esprit tranquille.
Conseils pratiques pour voyager en toute sécurité avec un van ou une caravane
Prendre l’autoroute avec un van ou une caravane, c’est choisir l’anticipation. Le gabarit allongé impose d’anticiper largement toute manœuvre : distance de sécurité doublée, attention au vent ou à la pluie. Le freinage demande plus de temps ; sous-estimer l’inertie serait risqué.
Avant chaque trajet, un contrôle s’impose : pression des pneus, vérification de l’attelage, répartition du chargement pour éviter le déséquilibre. Un simple oubli et c’est la stabilité qui en pâtit, voire un risque de vitesse excessive en descente. Les rétroviseurs additionnels deviennent vite nécessaires si la remorque empiète sur la visibilité arrière.
Quelques équipements facilitent non seulement la conduite, mais aussi la réactivité face à l’imprévu :
- Une trousse de premiers secours, toujours utile, même pour une petite coupure
- Un triangle de signalisation pour marquer la présence du véhicule en cas d’arrêt imprévu
- Un gilet réfléchissant, à enfiler avant toute sortie sur la chaussée
L’extincteur n’est pas exigé en France, mais dans certains contextes (transport d’animaux, matériel de camping), il peut se révéler salutaire.
Profitez des aires de repos pour tout vérifier : solidité de l’attelage, état du véhicule, confort des passagers. Pour les longues pauses, choisissez systématiquement un endroit plat, à l’écart du trafic, de préférence en zone réservée. Avant de partir, pensez à alerter votre assureur si vous transportez des animaux ou des biens précieux : cela change parfois la couverture.
Enfin, le passage au télépéage doit être anticipé. Contactez l’exploitant pour vérifier la classification de votre véhicule, car la hauteur et le poids influencent la catégorie. Surveillez désormais la signalisation et les radars : la sanction ne se fait pas attendre en cas d’excès, le retrait de points est automatique.
Anticiper son trajet : organiser un road trip sans stress et dans les règles
Un départ en van ou en caravane, ça se prépare dans les détails. Le choix de l’itinéraire se pense d’abord en fonction des aires de service adaptées, idéales pour les arrêts. La bande d’arrêt d’urgence est réservée à l’extrême nécessité : prévoyez vos arrêts sur les vraies aires, prévues à cet effet.
Passez les péages l’esprit léger : vérifiez la compatibilité de votre badge télépéage avec la configuration de votre convoi. Certains réseaux imposent des lignes dédiées aux véhicules hors gabarit. Et si le road trip franchit une frontière, renseignez-vous sur les systèmes de vignette ou de péage spécifiques au pays traversé.
Mieux vaut aussi jeter un œil aux règles locales : certaines mairies interdisent le stationnement nocturne en dehors des emplacements spécifiquement prévus. Pour éviter la mésaventure, vérifiez en amont sur les sites officiels ou demandez à l’office du tourisme local.
Sur autoroute, gardez toujours la droite, déclenchez vos clignotants bien à l’avance, et évitez toute tentative de marche arrière. Chaque étape balisée à l’avance contribue à un voyage calme et régulier.
Finalement, le compteur n’est qu’une facette du voyage. Ce qui fait la différence, c’est la capacité à anticiper, à respecter les règles et à choisir la prudence, histoire d’arriver à destination avec le sourire, et le permis intact.


